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Petits et grands moments de la vie

Mercredi 18 octobre 2006

On se demande comment l’Allemagne a pu devenir nazie, la Russie stalinienne, ou la Chine maoïste. Comment des millions d’hommes ont-ils pu massacrer sans pitié des millions d’autres ? Comment des gens ont-il pu, à peine investis d’un petit pouvoir, humilier, massacrer, torturer, exterminer leurs voisins de pallier ?


J’ai eu, ce lundi, l’effrayante démonstration d'un mécanisme qui pourrait bien mener à ce genre d'extrêmisme.

Ce lundi donc, je remonte de Bordeaux à Paris en train et j’oublie mon portefeuille à Bordeaux. Heuresement, j’avais mon titre de transport dans un autre sac, mais il s’agissait d’un titre de transport non échangeable et non remboursable, commandé par Internet à bas prix, valable uniquement sur présentation d’une pièce d’identité.

Craignant une amende, je vais au devant du contrôleur que je rencontre dans la voiture bar pour lui expliquer la situation. Il me reçoit froidement. Je lui explique que j’ai oublié mon portefeuille et que je ne peux justifier mon identité. Je lui montre toutefois mon badge de bureau avec ma photo et mon nom. Il prend mes documents avec mépris, les pose sur le bar me fait la lecture des conditions d’utilisation qui exige la présentation d’une pièce d'identité officielle. Mon badge n’en est pas une, dit-il. Il me menace d’une amende.

Je proteste doucement en disant que je suis de bonne foi. Et là, il commence à déraper en me disant que la seule bonne foi, c’est ce qu’il y a d’écrit sur le billet : les conditions d’usage du billet. Je me tais, sachant que si j’en rajoute, il me collera l’amende. Psychologie de base devant le chef ; se taire, le laisser croire à sa toute puissance, il n’y a que cela qui le calme, et la plupart du temps, bien plus qu’officier, c’est cela qu’il recherche.

Il enfonce alors le clou en disant qu’il me faut une pièce d’identité pour que mon titre soit valable, me parlant comme s’il n’avait pas entendu que je ne pouvais pas en présenter. Je le regarde interloqué en lui répétant que je ne l’ai pas. Je me sens humilié. Il répète sa demande plusieurs fois, comme pour bien me faire sentir son pouvoir. Je ne réponds plus. Je me résigne à l’amende qui me pend au nez. Ne trouvant plus rien chez moi à torturer, le contrôleur se lance alors, comme libéré, dans une diatribe sur ses billets achetés à bas prix, me disant que, si le prix est bas à l’achat, la sévérité de la sanction doit être à la mesure du bas prix : implacable. Il argumente en m’expliquant que c’est à cause de ce genre de billets, et des gens qui les achètent, que l’on élimine du personnel à la SNCF. Il me dit qu’il est contre ce genre de billets, et que c’est tant pis pour moi si je ne peux pas présenter ma pièce d’identité. Je sens à son haleine qu’il est bien aviné.

Au bout d’un moment il se calme, et puis  part, me laissant avec mon billet et mon badge. Je repars à ma place et je le croise plus loin. Il me dit que « c’est bon pour cette fois ».

Le voyage se termine, j’arrive à Paris, et je constate que le contrôle des billets n’a pas été fait de tout le voyage...

Et je m’interroge sur l’amende à laquelle j’ai échappé de justesse. N'ayant même pas contrôlé le train, on peut douter de la conscience professionnelle de ce contrôleur. Alors quel zèle l'a poussé à me faire la morale sur mon manquement à la règle? S'il m’avait verbalisé, ce à quoi j'ai échappé de très peu, pour quelle raison l'aurait-il fait?

N'est-ce pas par pure idéologie personnelle ?
Il n’était pas d’accord avec la politique de la SNCF sur les billets PREM’s, et était prêt à faire payer sa colère à n'importe quel voyageur. En fait, il ne faisait pas son travail, mais il utilisait son travail pour mener ses combats à titre personnel.


On peut condamner son attitude, elle est tellement grotesque et caricaturale. C'est facile et évident.


Mais il serait peut être aussi intéressant de faire le point sur la manière dont nous utilisons chaque pouvoir qui nous ait confié dans le cadre de notre travail ou de nos relations. Nous sommes remplis de tas de petits pouvoirs que nous exerçons sur les autres, pouvoirs de retenir ou de donner, d'écouter ou d’ignorer, de voir ou d’occulter, de comprendre ou de sanctionner. Comment les utilisons-nous, à chaque instant, dans nos vies ? Sommes-nous bien sûrs de ne jamais abuser de notre pouvoir?
Sommes-nous bien sûr de ne jamais abuser des autres au nom de notre idéologie personnelle?

J'examine mes petites occasions d'exercer un pouvoir en tant que manager, marie, amant, père, président d’association, autant de pouvoirs que j’exerce tous les jours. J’essaye tant bien que mal de me placer dans ce que  réclame mes responsabilités, mais je me rends compte à quel point il est difficile et exigeant de ne jamais imposer sa propre idéologie aux autres.

Et vous comment exercez-vous votre pouvoir ?

Par Tristan
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Jeudi 2 novembre 2006
Aujourd'hui, je suis allé à la poste pour expédier un paquet. Après une queue assez longue, une bonne demie-heure, j'arrive enfin au guichet. Il est occupé par une jolie blonde qui m'accueille avec un beau sourire. En la regardant de plus près, je me rends compte qu'elle a de faux ongles, des  fausses mèches de cheveux travaillés de ci de là...  Bref une vraie blonde !

J'avais un sac de voyage et son contenu à expédier. Je le présente sur le comptoir et elle me regarde interloquée. « Vous voulez envoyer, cela? Mais ça va jamais tenir?! »
Comme je venais de passer une demie heure à réfléchir à la question en observant les paquets postaux dans la vitrine pendant que je faisais la queue, je lui dis qu'à mon avis
- Cela devrait tenir dans un colissimo XL,
- Mais ça va jamais tenir?! me dit-elle.
- Essayons. Au pire, lui dis-je, on videra le sac et son contenu pour en adapter la forme au colissimo.

Silence dubitatif ou questionnement profond... Je n'ai pas su interpréter.
Elle part perturbée, chercher un paquet Colissimo XL, revient avec et commence à faire le pliage pour le mettre en forme. Elle peine. Je l'aide un peu, ainsi que sa collègue du guichet d'à côté qui lui donne des instructions  et semblait la surveiller du coin de l'œil malgré la séparation entre les deux guichets.
En voyant la contenance elle doute encore. Moi plus du tout. Je sens que ça va rentrer, en forçant un peu mais ça va rentrer. Elle est toujours aussi perturbée, mais au fur et à mesure, qu'à deux, aidés de sa collègue, on emballe et on plie l'affaire, elle finit par se détendre.

Ouf, ça y est, le colissimo est emballé. Je me recule un peu car j'étais penché sur le comptoir pour opérer le bestiaux en carton avec mon infirmière postale, et en me voyant ainsi reprendre ma position de client normal, elle m'invective en pensant que je m'en allais « Hé ! attendez, il faut mettre l'adresse aussi! »
J'éclate presque de rire à l'idée qu'elle ait pu penser que je m'apprêtais à partir et lui réponds en riant, « Et accessoirement, je vais rester un peu plus longtemps pour payer aussi ». Elle ne rit pas, l'affaire est grave, je la sens encore toute émoustillée.

Belle des champs, s'adresse alors à sa collègue et lui montre deux pré-imprimés et lui demande, « c'est lequel qui faut remplir, le petit ou le grand? »
La collègue : « C'est pour où ? »
Belle des champs : « pour la France »
La collègue : « Alors c'est le petit, le grand c'est pour l'étranger », puis elle précise, « c'est celui de droite »,
Puis elle précise encore « donc celui que tu tiens à ta main gauche »...

Et là je me suis dit en moi-même, que tout ce niveau de précision et de détail ce n'était probablement pas que du zèle de fonctionnaire mais certainement une précaution indispensable pour que « belle des champs » ne se mélange pas les pinceaux. Et je riais, riais intérieurement...

Et ce soir j'ai eu envie de raconter et de partager cette histoire. J'ai hésité à le faire, parce que, si je la trouve drôle, je ne lui trouve aucune profondeur. Je me suis dis qu'on pouvait en tirer une réflexion sur nos a priori sexistes, presque « raciste » envers les blondes. Mais même pas.

Alors quoi? Pourquoi l'ai-je écrite?

Simplement pour cette réflexion : parce que je me suis bien moqué, gratuitement, et sans complaisance, et que cela me rappelle à quel point la culture, l'éducation, la finesse d'esprit, peuvent devenir très vite de misérables tabourets qui nous hissent sur des piédestaux dérisoires et nous rendent cruels, prétentieux et orgueilleux.

En définitive, je décide de ne retenir de cette histoire que ceci : cette employée des postes était gentille, jolie, souriante et aimable et elle a donné le meilleur d'elle-même pour me servir. Elle y est arrivé sans problème.
De quel droit est-ce que je me permettrais donc de la juger? De rire d'elle? Pourquoi avoir retenu cela et ne pas avoir répondu en profondeur à sa gentillesse, par une retenu plus grande et une attention plus délicate?

Nous avons le défaut de nous croire supérieurs de part nos qualités, de quelques natures qu'elles soient, alors que nous n'en sommes les dépositaires que pour servir et ravir les autres. En cela la blonde est bien supérieure, car elle donne de sa beauté sans calcul et utilise donc ses dons abondamment pour ce qu'ils sont, là où l'intellectuel, le sachant ou le voyant d’où que lui vienne sa science ou sa connaissance, les cultive pour se distinguer et se glorifier.

Vive les blondes !
Par Tristan
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Samedi 11 novembre 2006
On attire dans nos vies des événements récurrents. Pas besoin de lecture ésotérique pour s'en convaincre, n'importe quel clinicien psychologue le constate régulièrement. On attire à soi des événements, et des gens qui nous font répéter les mêmes expériences, les mêmes erreurs, jusqu'à plus soif et autant qu'il le faut, semble-t-il, pour que l'on puisse en tirer quelque chose.

L'intention est créatrice. On s'en rend compte. Et s'il on veut changer nos vies, il faut en même temps changer notre intention, ou nos intentions.  Et c'est là que cela devient ... nettement plus subtil.

Combien de fois ai-je déclaré mon intention de vivre mieux ceci ou cela, et combien de fois ai-je constaté que rien n'avait changé, voir que tout empirait au contraire !  Je voulais vivre en paix et en harmonie avec une vie remplie d'amour. Et quand la vie me présentait le contraire de ce que je désirais, je m'en accomodais croyant que c'était à moi et uniquement à moi que je devais ma récompense de paix d'amour et d'harmonie, comme le salaire d'un grand sacrifice, comme s'il fallait trimer pour être heureux, comme si je n'avais pas fait assez pour avoir mon bonbon. Mes intentions ? Etaient-elles pleines, entières et sincères. Je ne le crois pas. Je crois que je voulais le bonheur, mais sans me séparer du malheur. Quelle drôle d'intention non ?

J'ai crié un peu plus fort mes intentions depuis un an. Ca devenait urgent. Et la vie m'a attrapé entre quatre yeux, elle m'a regardé en face et m'a dit "ES TU PRET A ASSUMER CE QUE TU DESIRES MAINTENANT?". J'ai dit OUI cette fois ! Trés fort. 
Et en six mois de temps, paf, je me suis séparé deux fois de suite de ma compagne. Deux fois de suite en 6 mois! Un deuxième mariage et une relation toute fraîche. J'ai coupé, tranché, deux branches qui ne s'accordaient plus réeellement avec mes intentions. Ca fait mal. Je vous le dis.

J'étais prêt à la solitude. Mais mon intention était vraie cette fois. Et la vie m'a envoyé un ange
Et mes intentions ont été portées à un autre niveau. Nettement plus fort.  Nettement plus haut.

Ce matin au réveil j'ai compris ceci. Les dernières femmes de ma vie n'avaient jamais aimé vraiment leur père. Elles projetaient de manière plus ou moins consciente ce désamour sur moi et je devenais leur partenaire pour être mal aimé. Je le voulais bien, mais je croyais  que je devais  changer pour qu'elles changent.

Et je me rends compte aujourd'hui que mon ange, descendu du ciel jusque dans mes bras, aime son père!  Le schéma est brisé et je me sens aimé comme jamais.

Si c'était tout, mais non. Mon travail change, tout change. Mais c'est encore une autre histoire.

Tout est possible dans ce monde, il suffit de le vouloir vraiment.

Mais il est très difficile de reconnaître nos intentions réelles, savoir s'il on veut vraiment les choses, quelque fois on le croit, mais on ne le veut pas réellement.

Voici ce que j'ai retenu pour essayer de comprendre la justesse de mes intentions :
- si les mauvaises expériences reviennent dans ma vie , si je les accepete, si je m'y adapte, c'est que je porte en fait en moi une intention inavouée qui ls retiens et cela crée du malheur,
- si je change réeelement mon intention, je dois trouver naturel et "facile" à faire  de me séparer de toutes mes expériences, situation, personnes négatives pour moi dans la nouvelle intention que je porte,
- si j'ai une intention pure, il n'y a rien de plus à changer en moi, rien à réparer pour personne, aucune adaptation à faire, mais juste à choisir et recevoir ce qui s'y accorde le mieux.

Car la vie est abondante et nous propose toujours ce que nous lui demandons.
Par Tristan
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Jeudi 16 novembre 2006
16 novembre Eileen CADDY : La petite voix

La première leçon à apprendre dans la vie est d'aimer

La suite du texte est tout aussi jolie,  mais ce début m'a rappelé combien, bien plus que ce que nous pensons et imaginons, c'est l'attitude et l'intention que l'on dégage qui nous relie vraiment à ce que nous sommes.
Et finalement, quelque soit la finesse de notre pensée, la précisions de notre langage, la beauté de notre verbe, en toute chose que nous transmettons, c'est la qualité de nos intentions qui passent.

Si l'intention n'est pas pure, on pourrait discourir de la plus belle chose du monde qu'elle ne passerait pas.  S'il reste une amertume, c'est cela qui passera. Et il ne sert à rien d'argumenter, le sentiment est plus puissant que l'esprit.

Je viens d'en faire l'expérience. Quelque fois on peut s'abuser soi même, mais heureusement, il y a des anges pour nous remettre en face de nous même.
Par Tristan
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Samedi 18 novembre 2006
Noël approche.
Une grande fête, qui comme toutes les grandes fêtes s'accompagnent  de milliers de clichés tirés dans tous les sens et qui finissent par tous se ressembler.

D'année en année on reprend les mêmes yeux de lapin alignés, sous les mêmes angles de vue, avec la même idée en tête, la même photo de groupe mal cadré avec les bouteilles qui trônent au premier plan... C'est quelque fois affligeant de voir à quel point on peut manquer d'imagination.

Depuis quelques temps je prends moins de photos et je laisse plus l'appareil aux enfants.  Au début cela a été un peu difficile, un vieux réflexe à la noix de craindre un gâchis de pellicule. On arrive même, malgré le numérique à retrouver des réflexes idiots d'antan : "tu vas user mes batteries ! "

Puis j'ai lâché prise. Les enfants utilisent fréquemment mon numérique maintenant et c'est toujours une satisfaction. Ils voient le monde avec d'autres yeux. Sans vraiment chercher, ils expérimentent et abordent le monde sous des angles de vue tout neuf. Ils s'en fiche d'immortaliser la grande tablée, la cousine germaine, ou la dinde au marron, mais ils ne ratent pas le détail rigolo, et finalement leur liberté nous offre de bien belles photos.

Merci donc à Eléonore pour cette joile photo de maison de Noël, prise sans flash, et qui nous plonge doucement dans l'ambiance frémissante de Noël.
Par Tristan
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Astrologie

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J'étudie et utilise l'astrologie depuis 10 ans et je propose aujourd'hui des consultations orientées vers l'identification des grands scénarii de vie. Le but : mettre en lumière la dynamique de vie profonde, comprendre la répétition des événements et les changements à produire pour réaliser consciemment son chemin de vie.

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